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RUE D'LA DE...Illustré

RUE D'LA DE... 
de Jean-Baptiste Merlino


Préface d'André Santini
Introduction de Nazareth Topalian

L'album a été présenté et mis en vente lors des journées portes ouvertes d'Issy-les-Moulineaux les 28-29-30 septembre.  

M. Merlino y exposait aussi ses aquarelles.

ISBN : 978-29526004-6-0
21x30 cm, 48 pages, 14 €
SIGEST,  Septembre 2007

Image

Préface 
d'André SANTINI
Maire d’Issy-les-Moulineaux
Secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique

« Rue d’la Dé… »

Le nom d’une rue nous laisse rarement indifférent car il évoque chez chacun d’entre nous des souvenirs. L’album de Jean-Baptiste MERLINO, conçu sous forme de dessins commentés, raconte l’histoire de l’implantation de la communauté arménienne dans le quartier de la « Rue d’la Dé…» à Issy-les-Moulineaux, dans la première partie du XXe siècle. C’est également l’Histoire avec un grand H du peuple arménien fuyant l’horreur du Génocide de 1915, véritable entreprise d’extermination d’une population perpétrée par le gouvernement Jeune-Turc de l’Empire Ottoman. Ainsi, des milliers de réfugiés débarquent par bateaux entiers à Marseille et s’installent dans le Sud de la France où ils trouvent un havre de paix et une terre d’accueil.

La recherche d’un travail contraint la population arménienne à une nouvelle migration vers la région parisienne où les usines manquent à tel point de main-d’œuvre que Citroën et Renault indiquent à l’entrée de la ville d'Issy-les-Moulineaux leurs adresses sur des panneaux d’affichage.

Dans les années 1920, de nombreux réfugiés d’origine arménienne rejoignent les effectifs des industries isséennes, telles la Cartoucherie Gévelot, les Peintures Lefranc ou la Blanchisserie de Grenelle… Ils se sont installés dans un premier temps sur l’Île Saint-Germain, zone quelque peu marginalisée de la commune avec des baraquements insalubres, pour s’établir progressivement sur les hauteurs de la ville, vers les rues de l’Egalité, de la Défense et d’Erevan. Ce nouvel enracinement s’y révèle durable au fil des années, et donne naissance à un véritable « village » solide et dynamique, parfaitement intégré dans la Cité.

Aujourd’hui encore, la « Rue d’la Dé…» demeure un lieu-symbole de la présence arménienne à Issy-les-Moulineaux. Cet album rétrospectif de Jean-Baptiste MERLINO permet d’appréhender pleinement cette époque et d’avoir un autre regard grâce à la qualité des dessins de l’auteur qui nous plongent dans un autre temps.

Les plus anciens y retrouveront certainement des souvenirs d’enfance. Les plus jeunes y découvriront une rue jalonnée de commerces où Italiens, Espagnols, Portugais et Arméniens vivaient en totale harmonie. L’ambiance y était conviviale, chaleureuse et solidaire grâce aux mariages entre les familles, à la prise en charge commune des enfants et aux prêts sans intérêt pour l’achat d’un terrain et la construction de petits pavillons en dur.

A travers le regard insouciant d’un enfant traversant les années, l’auteur nous dépeint avec une certaine nostalgie une époque difficile mais heureuse dans la « Rue d’la Dé…».

Ce témoignage permet de faire vivre la mémoire de ce quartier et de la communauté arménienne à laquelle il rend hommage chaleureux. Je vous invite à le découvrir sans tarder.

Bonne lecture !

 

Extraits de l'Introduction
de Nazareth Topalian

Un rayon de lumière 
dans les archives 
de la Mémoire

Le cas est rare, presque exceptionnel même dans les annales de l’écrit : un homme se penche sur son passé, et retrouve intacts les images et les mots et même les accents, graves ou joyeux, dans son subconscient ; et en les revivant,  il s’émerveille  en un premier temps de les retrouver  dans les couleurs et leur résonnance authentiques, comme si le temps s’était  arrêté tout au long des étapes, des moments de bonheur ; et absolument sans prétention sinon celle de les évoquer pour lui, à la fin il se décide à les revisiter, ses parents, ses amis, ses quartiers, ce monde où il a évolué. Aucune allusion au présent, détaché, au cœur même du passé, dans une ambiance chaleureuse. Et pour ce faire il n’a d’autre moyen que de les redessiner et reproduire les paroles bourdonnant encore au fond de son ouïe, en son for intérieur, avec un accent inaltéré, parce que jaillissant du fond du cœur.

Et le résultat est merveilleux : tout son passé lui revient, au fil des jours par le miracle de la force des sentiments si sincères et généreux.
...

 

quelques images de l'albums

Bld Garibaldi
Le "tchilik"
"La souffrance de l'Arménie"


Présentation de l'album lors des journées portes ouvertes d'Issy

N. Tobalian et J.B. Merlino
J.B. Merlino et M. Basmadjian, le coiffeur
J. Sirapian et J.B. Merlino
Merlino dédicace à Luis, le guitariste
Merlino entouré de ses amis...
... et de ses admiratrices

 



Aquarelle en vente

extrait de l'introduction par N. Topalian

… Mais plus encore est bouleversante l’évocation en l’an 2005 de la Mère-Arménie, mots et image, rappelant la Pietà, sacrée comme une icône de notre enfance. Combien sont aujourd’hui ceux qui se souviennent encore de cette Mater dolorosa inconsolable et pouvoir en reproduire (de mémoire, SVP…) cette image de la mère endeuillée, assise sur les ruines de la patrie ? Et réussir encore ! N’est-ce pas bouleversant, l’image aidant, d’entendre du fond de notre être, en un écho lancinant, cette complainte douloureuse :

La Mère-Arménie
Assise, elle pleure,
Il n’y a personne pour lui dire :
Ne pleure pas, ne pleure pas…

La souffrance de l'Arménie

Aquarelle 
50x60 cm
325,00 euro

pour l'acheter s'adresser à 
Editions Sigest
+33 (0) 1 43 96 05 99

 



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