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Les Fils du Soleil
Arméniens et Alévis du Dersim

Erwan KERIVEL
Préface de Denis Donikian 

avec nombreux photographies et documents

ISBN : 978-2-917329-61-0
14x21 cm, 192 pages, 17,50

La vérité est dans l'homme

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Pour les Arméniens, « Pays de Sem » (l’un des fils de Noë) ou « Pays de Simon » (Simon le Zélote ayant prêché l’Évangile en Perse), pour les Kurdes « Porte d’Argent », le Dersim est une région de l’Anatolie orientale entourée de mythes et de secrets. Longtemps terre d’asile pour tous les réfractaires aux pouvoirs centraux, cette contrée est connue aujourd'hui sous le nom de Tunceli en Turquie. Terre de tolérance et de diversité, on y pratiquait les langues kurde ou zaza et la langue arménienne. Eglises et monastères chrétiens y côtoyaient les lieux sacrés des Alévis, les hommes et les femmes communiaient dans le respect et l’amour des éléments naturels. L'alévisme du Dersim puise son origine dans l’espace culturel iranien, dans le mithraïsme et son avatar arménien qu'on peut nommer paganisme arménien.

Est-il possible qu’une partie non négligeable des Arméniens soit restée attachée aux vieilles croyances païennes issues du zoroastrisme tout en acceptant un « vernis » chrétien ? Tout comme nous pouvons nous poser la question pour les peuples iraniens venus peupler le Dersim avec un « vernis » soufi chiite.

Nous pourrions alors exposer une thèse osée qui verrait dans le Dersim, le refuge des derniers « Fils du Soleil », et dans l’alévisme du Dersim une synthèse arméno-iranienne originale.

Les Alévis dersimis et les Arméniens ont en commun le destin mortel d'être tombés sous les coups de la barbarie. Un génocide et un ethnocide, à vingt ans d'intervalle environ, auront eu raison de cette diversité culturelle du Dersim qui faisait si peur aux tenants de la politique de la « race pure turque ».

Arméniens et Alévis ont un intérêt commun à lutter ensemble pour la reconnaissance des crimes contre l'humanité dont ils ont été victimes.

Les maillons de la chaîne d’amitié furent brisés par ces évènements tragiques et les Alévis du Dersim cachèrent et intégrèrent parmi eux ceux des Arméniens qu’ils avaient pu sauver du carnage sanguinaire. C’est afin de refondre ces maillons que je me suis attelé à ce livre.

 



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